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mardi 3 novembre 2009

Déclaration universelle des Droits de l'Homme

Déclaration universelle des Droits de l'Homme


Anonyme
Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 217 A (III)


du 10 décembre 1948



[modifier] Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

[modifier] Article premier

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

[modifier] Article 2

1. Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

[modifier] Article 3

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

[modifier] Article 4

Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

[modifier] Article 5

Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

[modifier] Article 6

Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

[modifier] Article 7

Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination.

[modifier] Article 8

Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

[modifier] Article 9

Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

[modifier] Article 10

Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

[modifier] Article 11

1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

[modifier] Article 12

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

[modifier] Article 13

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

[modifier] Article 14

1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

[modifier] Article 15

1. Tout individu a droit à une nationalité.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

[modifier] Article 16

1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

[modifier] Article 17

1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

[modifier] Article 18

Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

[modifier] Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

[modifier] Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

[modifier] Article 21

1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

[modifier] Article 22

Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

[modifier] Article 23

1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

[modifier] Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

[modifier] Article 25

1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

[modifier] Article 26

1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire et fondamental. L'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

[modifier] Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

[modifier] Article 28

Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

[modifier] Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

[modifier] Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Flag of the United Nations.svg

PD-icon.svg

Ce travail est extrait d’un document officiel des Nations Unies. La politique de cette organisation est de maintenir la plupart de ses documents dans le domaine public afin de disséminer « aussi largement que possible les idées contenues dans les Publications des Nations Unies ».

Conformément à ST/AI/189/Add.9/Rev.2 de l’ONU disponible en anglais seulement, les documents suivants sont dans le domaine public mondial :

  1. Les actes officiels,
  2. Les documents des Nations unis qui sont distribués avec un symbole de l’ONU,
  3. Le matériel public d’information conçu principalement pour informer le public des activités de Nations Unies (non compris le matériel d’information public qui est offert à la vente).

dimanche 18 octobre 2009

Sarkozy plus déconnecté que jamais

Sarkozy plus déconnecté que jamais
Juan - Blogueur associé | Dimanche 18 Octobre 2009 à 07:01 | Lu 15272 fois
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La 128ème semaine de Sarkofrance est celle des fausses "surprises" du Président : Gandrange, l'interview au Figaro pour tenter d'enrayer la révolte de son électorat à propos des affaires Mitterrand et Jean Sarkozy, ainsi que le bilan très mitigé du plan de relance.


Rodho
Rodho

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Les villepinistes dans la majorité... en tout cas jusqu'à 2012 !
*
Il y a aussi de vrais candidats à la tête de l'Epad!
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Sarkozy revisite l'histoire de France à la sauce « Bling-Bling »

Nicolas Sarkozy et ses proches n'en reviennent pas. Les affaires se multiplient, et disqualifient le discours présidentiel. Sarkozy doit ruser. Il fait des visites « surprises » et des interviews « surprises ». Histoire de créer l'évènement, et d'apaiser son inquiétude.

Faites ce que je dis, pas ce que je fais
En quelques semaines, la Monarchie sarkozyenne a sombré. Frédéric Mitterrand s'est trop vite lâché pour défendre Polanski (faudrait-il rappeler que le cinéaste a sodomisé une gamine de 13 ans quand il approchait la quarantaine ?). La semaine dernière, la polémique sur les écrits passés du ministre de la culture ont estomaqué une bonne partie de la droite. Et l'indulgence du Monarque, qui fustigeait voici moins de deux ans «l'esprit de mai 1968» les a achevé. On accuse Carla Bruni. Il paraît qu'elle était le lien avec une certaine gauche culturelle, pro-Hadopi et sarko-compatible. La « Première Dame » pourrait-elle se faire discrète ? Les ventes du Figaro risquent, autrement, d'en pâtir. La réaction du Petit Nicolas est curieuse, signe d'un narcissisme qui l'égare. Il ne s'amende pas. Au contraire, il conteste les critiques. Mercredi, lors du Conseil des Ministres, il a remercié les soutiens prodigués par certains membres du gouvernement à leur confrère de la Communication.
La veille, le Prince Jean était venu lui-même répété sur le plateau de France 3 Ile-de-France les arguments mécaniques ressassés à l'envie par les supporteurs du Président: « j'ai été élu ». Bien sûr mon garçon. Ton expérience te disqualifie pour être assistant juridique à l'EPAD, le même établissement dont tu brigues la Présidence. L’héritier évita soigneusement de réagir aux interrogations quand à l’importance de son nom dans la rapidité de son parcours politique. « Nous sommes la risée du monde entier » a rappelé, quelques heures plus tard, François Bayrou. Jean Sarkozy est lui la risée du Web. Les sondages dénoncent cette « élection-nomination ». Et le Canard Enchainé rappelle comment l'Elysée a manoeuvré pour placer le Prince Jean : Pistonné pour être candidat dans un canton protégé de Neuilly-Sur-Seine, le fils Jean a rapidement « convaincu » le député-maire de Meudon Hervé Marseille de lui laisser sa place d'administrateur de l'EPAD (« On s'est mis d'accord entre nous sans voter » explique ce dernier). Quand au président sortant, Patrick Devedjian, un décret était prêt, cet été, pour lui permettre de poursuivre son mandat malgré ses 65 ans. L'Elysée a bloqué.
Il y a des sujets plus graves en France que les turpitudes asiatiques de Frédéric Mitterrand ou le piston du fiston Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. Mais ces deux affaires révèlent une chose : Nicolas Sarkozy est un menteur qui se juge au-dessus des règles qu'il professe à longueur de mandat. On connaissait ses penchants "Bling Bling", le pantouflage de ses conseillers, ses voyages payés par la République ou de riches amis, ses week-ends de trois jours, ses 6 semaines de vacances cet été, l'augmentation de 172% de son propre salaire, son nouvel avion, ses visites castées, verrouillées et scénarisées aux quatre coins du pays.

L'affaire Jean est la goutte d'eau d'un vase déjà plein.
Jeudi, Nicolas Sarkozy s'est rendu à Gandrange, sans crier gare. La nouvelle aurait pu être incroyable. La bourgade était devenue le symbole des promesses non tenues au monde ouvrier. Mais au fait, de quelles promesses, ? La défense de l'emploi industriel. On avait presque oublié qu'il ne s'agit pas simplement de venir à Gandrange. Encore fallait-il avoir quelque chose à dire. Sur place, Sarkozy annonce... des décisions déjà annoncées par Luc Chatel il y a 8 mois : 300 millions d'euros pour la construction de rails, et 5 millions d'euros à Gandrange pour un centre d'apprentissage. Deux jours auparavant, il avait déjà expérimenté cette tactique de la visite « surprise », dans un lycée de Seine-et-Marne, quelques heures après avoir annoncé de timides propositions pour réformer le lycée. Sarkozy vient caché et à l'improviste pour se déplacer sur le terrain. Il évite ainsi les journalistes et les contestataires. Le lendemain de cette visite à Gandrange, l'un de ses plus fidèles zélotes, Christian Estrosi, explique, sans rire, que les seules manifestations que Sarkozy aurait eu à craindre à Gandrange, auraient été «des manifestations de joie autour d’un gouvernement, autour d’un président de la République qui sait redonner de l’espérance».

Problème, une visite imprévue et sans journaliste n'a que peu de valeur. La parole politique a besoin de témoins pour engager son auteur. Nicolas Sarkozy est-il à ce point effrayé ?

Jeudi, Sarkozy improvise aussi une interview "surprise" dans les colonnes du Figaro. Le patron du journal explique : "Sarkozy s'efforce de siffler la fin de la récré". Le Monarque cherche à déminer les polémiques. Il a chaud. Un sondage révèle que 64% des Français interrogés, dont une majorié à droite, n'ont pas apprécié le népotisme présidentiel. Sarkozy ne donne pas le change : fermé à toutes les critiques (sauf une, son accusation coupable dans l'affaire Clearstream qu'il regrette), il égrène ses motifs d'autosatisfaction : il n'est pas plus impopulaire que ces prédécesseurs; le front social serait "apaisé", le gouvernement aurait mis en oeuvre « un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier »; les comptes de l'Etat seraient moins dégradés qu'ailleurs ; les prêts aux banques auraient été profitables à l'Etat; la taxe carbone serait remboursée à l'euro près, Mitterrand n'aurait rien fait de mal, Polanski n'aurait pas dû être arrêté. Faut-il prendre les lecteurs du Figaro pour des ignares à ce point ? Sarkozy nie même le bienfondé des commentaires rageurs des lecteurs du Figaro, heurtés par ces polémiques: « Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n'ont rien à dire sur le fond essayent d'attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français ».

Le Monarque est-il à ce point déconnecté de la réalité ? Il est impopulaire depuis l'automne 2007. Personne n'a suivi la réponse française à la crise; c'est même plutôt la France qui a suivi la solution britannique en septembre 2008 face aux menaces de faillites bancaires; les déficits français sont plus inquiétants qu'ailleurs car la France se redresse rarement plus vite que les autres. Tous nos voisins cherchent à redresser leurs comptes. La taxe carbone sera seulement partiellement et forfaitairement remboursée, indépendamment des vrais surcoûts carbone. Quand aux aides bancaires, Sarkozy omet de rappeler que l'Etat, en cédant leurs actions au prix d'origine, et non à leur valeur de marché, s'est privé de plusieurs milliards d'euros de plus-values.

Sarkozy n'a raison que sur un point: «Ce n'est pas mon fils qui est visé, c'est moi». Effectivement, l'affaire Jean Sarkozy est un souci d'éthique et de responsabilité pour le Monarque élyséen. le symbole d'une imposture d'Etat.

Quand au calme social, d'autres ont joué la surprise : les agriculteurs ont décidé d'exprimer leur mécontentement dans la rues. Quelques 50 000 d'entre eux sont allés déversé du foin à quelques encablures de l'Elysée et dans une vingtaine de villes françaises.

Les vrais sujets
A l'Assemblée Nationale, les députés de la commission des finances ont failli porter un coup au bouclier fiscal si cher au président: un amendement visant à en exclure la CSG et la CRDS a manqué d'être adopté. Fiscalement, le gouvernement est dans une impasse idéologique. s'il a raison de ne pas vouloir relâcher les soutiens à la demande et à l'investissement, il s'accroche à des symboles coûteux et inefficaces: la réduction de la TVA sur la restauration grève de 3 milliards d'euros le budget de l'Etat. Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce, a fait les gros yeux cette semaine, en conviant les représentants du secteur pour une réunion d'engueulades. Sarkozy est pris au piège de son libéralisme clientéliste. Quand aux autres niches fiscales, pas touche ! La Sécurité Sociale souffre de la crise. Mais Sarkozy ne demandera aucune taxation des revenus du capital, largement épargnés depuis des lustres de toute contribution à la solidarité nationale: seuls les patients paieront, et attendront... le retour de la croissance. Sortez les cierges ! Huit millions de Français vivent toujours sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, des patients pour qui la santé coutera demain plus cher parce qu'un gouvernement a refusé d'élargir l'imposition solidaire.

Mardi, Sarkozy annonce sa réforme du lycée. Un rendez-vous pris de longue date. Il tombe mal. Tout le monde ne parle que du piston du fiston. Sarkozy est troublé. Il fallait le regarder réciter son discours sur le lycée, le regard fuyant, la voix moins affirmée que d'habitude, quand il rappelait l'un des principes fondateurs du lycée sous Napoléon : «Cela voulait dire: désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve par ses études de sa valeur.»
Pour le reste, sa réforme est timide. Il promet encore un peu (une orientation plus souple, davantage de langues étrangères, deux heures de soutien pris sur les heures d'enseignement obligatoire), convainc peu, et reste inaudible, effacé par les soupçons de népotisme.

A l'Assemblée Nationale, le chef de cabinet de l'Elysée est venu confié combien la Présidence avait eu tort dans ses manipulations sondagières révélées par la Cour des Comptes en juillet dernier. Christian Frémont devait justifier le budget de son patron pour l'an prochain devant la commission des finances. En 2008, l'attribution d'un contrat de 1,5 millions d'euros annuels, sans appel d'offre ni contrat détaillé, était une erreur: « Tout cela appartient au passé, ce système n'existe plus ». Second aveu, « Monsieur Buisson n'a plus les sondages depuis le mois de juillet », et un appel d'offres sera lancé pour la réalisation de sondages portant exclusivement sur l'image du Président. En 2008, un sondage politique chaque semaine était préparé ( « un travail de rédaction des questions et d'analyse ») et payé par l'Elysée sans qu'on le sache. On apprit enfin que Patrick Buisson, l'occulte conseiller de Sarkozy à 1,5 millions d'euros annuels, ne touchait plus que 10 000 euros par mois... mais que Patrick Giacometti, son collègue, émargeait encore à 43 000 euros mensuels.

Samedi, le quotidien Libération publie de nouvelles révélations sur les commissions occultes versées lors des ventes de sous-marins au Pakistan. Sarkozy était ministre du budget et directeur de campagne de Balladur. Il va devoir être convaincant pour justifier la provenance des 90 millions d'euros de frais de campagne de son mentor de l'époque...

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Retrouvez les articles de Juan sur Sarkofrance



MOT-CLÉS : bruni, epad, jean sarkozy, lycee, mitterrand, polanski, sarkozy
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jeudi 21 mai 2009

Discours d'ouverture...

Discours d'ouverture...
... du débat qui a eu lieu ce matin à l'Assemblée nationale, en présence de Jeanne Balibar, Paulo Branco, Christophe Honoré, Gael Morel et une dizaine de députés PS, UMP, verts Communistes, Nouveau Centre, Modem. De Brard à Vanneste, on peut dire qu'on a couvert tout le spectre politique!

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Bonjour à tous,

aujourd'hui, à la veille d'un énième passage en force gouvernemental sur le projet de loi Création et Internet, nous, Artistes, responsables associatifs, représentants de la nation et simples citoyens, avons décidé de faire front sous une bannière commune contre un projet de loi rétrograde, inutile et liberticide.



Tous concernés, tous conscients de l'importance de défendre les droits des créateurs, nous refusons de céder au chantage politique, de rester inertes alors que l'on tente par tous les moyens de faire passer un dispositif qui sacrifiera nos droits fondamentaux sans esquisser la moindre solution pérenne au problème du piratage et à la crise de certains secteurs de l'industrie culturelle.



Aujourd'hui, dans ce lieu symbolique, nous avons décidé de marquer haut et fort notre opposition aux méthodes utilisées par ceux qui ont cru bon de défendre ce texte avec hargne, arrogance et mépris.



La loi création et internet ne répond à aucun des défis du numérique, ne prévoie aucun dispositif visant à favoriser la création. La loi création et internet ne répond qu'à un objectif: assurer le maintien des positions monopolistiques des acteurs les plus puissants de l'industrie culturelle, sans créer aucun nouveau soutien aux plus menacés. S'y opposer, ce n'est pas cautionner le piratage, comme cela a été si facilement assené, mais refuser les raccourcis, l'absence de courage politique et le passéisme. Oui, Internet est un vaste défi. Non, il ne sera pas facile de s'y adapter. Mais plus tôt nous commencerons à réfléchir à de véritables solutions, plus tôt seront proposées de véritables alternatives au piratage, et moins les sacrifices seront lourds à porter pour l'ensemble de l'industrie culturelle.



Tenter d'aller contre le courant de l'histoire, c'est se condamner à une mort certaine. Une mort qui touchera d'abord les structures les plus fragiles, les petites maisons de disques, les maisons de production indépendantes. Prétendre que cette loi les défend est un mensonge éhonté. Répétons le: cette loi, qui ne semble exister que pour maintenir artificiellement en vie un système visiblement inadapté, ne concerne aucunement ceux pour qui la création est un pari, une prise de risque, un rendez-vous avec l'histoire/un enjeu artistique et non comptable.



Face à l'évidente inadéquation du projet de loi Hadopi avec la réalité du numérique, face à l'absence de véritable réflexion sur la crise des modèles traditionnels de diffusion et de production cuturels dans le monde de la culture, la plateforme « Création, Public et Internet » se veut une alliance entre consommateurs, artistes, producteurs et internautes, pour le rétablissement du dialogue, et la recherche de solutions équitables et pérennes pour tous.


Au lendemain d'un passage en commission des lois qui n'aura fait que confirmer le refus de tout dialogue de la part des rapporteurs du texte, nous ne nous faisons pas d'illusions. Actant la volonté de l'exécutif de faire du passage de la loi devant le parlement une simple formalité, nous nous lançons dans l'après-Hadopi. Cependant que nous appelons les députés et sénateurs à entrer en résistance et refuser la soumission que l'on veut leur imposer, nous lançons une série de consultations afin de réfléchir aux problématiques que cette loi ne résoudra pas. Parce qu'il n'y a plus de temps à perdre, et qu'il faut se débarrasser au plus vite de nos phobies paralysantes, le temps du dialogue est venu.

Dès la rentrée prochaine, nous organiserons donc des Assises de la création et de l'internet, afin de proposer des alternatives fonctionnelles, crédibles et proportionnées à l'Hadopi .Nous invitons en conséquence l'ensemble des acteurs du net et des industries culturelles à nous rejoindre autour de la table et à commencer à réfléchir, ensemble, à une véritable réponse aux défis qui nous sont posés par la nouvelle donne numérique. Nous souhaitons rassembler, dès aujourd'hui, toutes celles et ceux qui, au-delà de leur position sur le texte actuel, savent qu'il se révélera insuffisant pour relever les défis posés par l'internet. Espérons que notre appel sera entendu, et que le débat d'idées pourra enfin commencer.






juan paulo branco lopez
publié dans : Les artistes engagés communauté : Les artistes engagés

Les godillots

Les godillots

Afin d’aider M. Copé dans son combat particulièrement ardu, nous dévoilons chaque jour un nouveau député qui nous apparaît comme un godillot.

Afin de découvrir chaque jour notre nouveau godillot, vous pouvez suivre le flux RSS du site.

Débutée le 17 Avril 2009, la liste qui grossit malheureusement toujours quotidiennement est la suivante :

mercredi 13 mai 2009

Plan de Résistance anti-Hadopi ABCDEFUCK

Plan de Résistance anti-Hadopi ABCDEFUCK



MESSAGE :


Hadopi ... 12 mai 2009 ... Dans quelques heures, ils auront voté leur Loi Infâme ... Déjà 1 martyr dénommé Bourreau-Guggenheim ... Victime n° 000.000.001 ... Appliquez et propagez massivement le Plan prévu ...

Nom de code : ABCDEFUCK ... Go.



Plan de Résistance Anti-HADOPI


«ABCDEFUCK»





Qu'ils ne se fassent aucune illusion,

Nous sommes des millions,

Le combat ne fait que commencer,

Nous le gagnerons.





En ce premier jour d'infamie, je vous propose d'appliquer et de propager ce plan. Inutile de signez de votre sang sur l'écran, un simple clic suffit à la fin. 1er Objectif : 50.000 clics.



A comme Attaquer


Cible : HADOPI


Objectif : Déstabiliser leur système répressif automatisé




Pourquoi ? Car vous refusez d'être espionnés comme des Chinois et vous refusez qu'on vous gouverne à coup de trique.


Action concrète : Dès que vous recevrez un email de l'Hadopi (un jour peut-être), c'est simple, adoptez la technique ancestrale des Maîtres Tibétains, en 4 temps, et dénommée :


«Toa Tum Shipa Tsu»


1 – Calmez-vous en vous injectant l'antidote n°1.


2 – Formez-vous : Paragraphe n°3, Cyber Résistance : Anonyme en 2 minutes et apprenez comment envoyer un mail en falsifiant l'adresse de l'expéditeur.


3 - Partager votre angoisse de victime en rediffusant immédiatement le mail reçu à 10 autres personnes, en faisant ainsi croire à un vrai mail provenant de l'HADOPI.


4- Contester : Injectez-vous dans les veines l'antidote n°2.


Vous ne recevez pas de mail de l'Hadopi. Vous en avez marre d'attendre ?

Pas grave : Déclinez quand même les 4 points car l'entraînement, il n'y a que cela de vrai.




B comme Boycotter


Cible : Les artistes commerçants installés et les industriels du secteur (TV, Chaînes de magasins de produits culturels, ...).


Objectif : Les éliminer totalement du secteur artistique et commercial.



Pourquoi ? Ils ont vendu votre Liberté, vos Droits et vos Vies Privées en l'échange de leur petite rente. Ils ont refusé de s'adapter aux nouvelles technologies et ils vous imposent de vous adapter à eux. Ils ont apporté leur nom, comme caution, à ce nouveau système totalitaire de surveillance généralisée et massivement répressif.


Action concrète : Prenez de l'élan et frappez les fort, là ou cela fait mal ... dans les bourses :


N'achetez plus aucun produits culturels notamment CD, DVD, musique en ligne.


Remplacez-les par le téléchargement gratuit qui devient donc maintenant un acte de résistance et de désobéissance civile.


Acceptez de payer uniquement les spectacles (Concert, ...).




C comme Contrer


Cible : Kommandantur HADOPI


Objectif : Sortir du champ de surveillance et de tir de HADOPI




Pourquoi ? Votre Liberté, vos Droits et vos Vies Privées ont plus de poids que leurs minables et couteux CD en plastique.


2 Actions concrètes :


Contre leur venin, injectez-vous le cocktail d'antidotes n°4,5,6,7,8,9


Finissez par l'antidote n°10 : Propagez les techniques autour de vous : Amis, Familles, Universités, Écoles , Entreprises, Usines, Forums Internet, Réseaux Sociaux, Ministère (de la Propagande Culture), ...




D comme Destituer


Cible : Les politiques Pro-Hadopi (Liste ici, ici et ici)


Objectif : Les éliminer totalement de la vie politique





Pourquoi ? Ils avaient le devoir de vous représenter dans ce 21ème Siècle. Avec cette loi totalitaire, rétrograde et massivement répressive, ils vous ont renvoyé dans le 19ème Siècle. Ils vous ont vendu pour faire plaisir à sa Majesté et à ses troubadours. Ils ont fait preuve d'une servilité et d'une lâcheté impardonnable. Vous les preniez pour vos Élus, ce sont de petits esclaves.


Action concrète : Prenez de l'élan et frappez les fort, là ou cela fait mal ... dans les (b)urnes.





E comme Ecouter



Objectif : Rester Informé et éviter les médias aux ordres.





Première liste de Média de confiance sur ce sujet.

http://www.numerama.com/

http://www.pcinpact.com/s/hadopi.htm

http://www.svmlemag.fr/special/loi_hadopi_creation_et_internet

http://www.laquadrature.net/

http://www.01net.com/

http://www.rue89.com/

http://tempsreel.nouvelobs.com/

Liste à compléter en commentaire.



Face à HADOPI, 2 choix possibles. Quel sera le tiens ?

(2777)

(48)


Total Votes : 2825


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samedi 4 avril 2009

Nous n’adopterons pas Hadopi !

Nous n’adopterons pas Hadopi !

Beaucoup de choses sont révoltantes dans ce qu’il s’est passé, tant au niveau du contenu de cette loi que de son passage en force.

Ce jeudi 2 avril restera sans doute dans nos mémoires comme le jour le plus inutile de l’année 2009. La loi Hadopi (ou ’’le Monstre’’ comme on dit à la Quadrature du net) a été adoptée à l’assemblée nationale qui était quasi-vide : 16 députés seulement étaient présents.

Comme vous le savez Kassandre est née dans ce contexte tendu sur les questions du téléchargement et de l’échange d’œuvres sur Internet, nous défendons un cinéma loin (bien loin) des verrouillages numériques et des lois qui font la chasse aux internautes. Ainsi nous nous sommes positionnés tout de suite très clairement contre la loi Hadopi.

Beaucoup de choses sont révoltantes dans ce qu’il s’est passé, tant au niveau du contenu de cette loi que de son passage en force.

Rappelez-vous ; Nous nous sommes émus de la censure de Philippe Aigrain aux "Assises du Piratage", nous avons rit de l’offre légale de Luc Besson (puis les chiffres du CNC sont venus confirmer nos propos) et pendant ce temps l’inconséquent Frédéric Lefebvre, porte parole de l’UMP, préparait l’opinion publique à l’amalgame "Pirate = Terroriste". Alors nous avons diffusé un film libre sur la loi Hadopi.

Cette loi, dictée par une industrie qui croit relancer ses bénéfices par la menace et la répression, s’est illustrée aussi dans la négation pure et simple des licences libres, que ce soit sur les plans du logiciel ou de l’artistique. Au delà du fait que Christine Albanel ne maîtrise absolument pas le sujet, l’instauration par la loi Hadopi d’une formation (sanctionnée d’un diplôme) aux collégiens sur "sur les dangers du téléchargement et de la mise à disposition illicites d’œuvres culturelles" est proprement scandaleuse : c’est nier que des milliers d’artistes utilisent internet pour diffuser leurs œuvres sous licences Art-Libre ou Creative Commons (Dogmazic pour la musique, InLibroVeritas pour la littérature, Kassandre le cinéma, et d’autres initiatives en France et dans le Monde...). Le rejet de l’amendement de la députée Martine Billard visant à équilibrer le "diplôme" est la démonstration la plus évidente de l’autorité des Majors sur cette loi.

Nous n’adopterons pas Hadopi !

Nous souhaitons que les professeurs de collège à faire acte de désobéissance civile quand à l’application de ce "diplôme" partisan soit nombreux. Et nous faisons savoir que nous nous tenons disponibles pour nous déplacer dans les collèges pour des interventions pédagogiques sur l’utilisation positive d’internet grâce aux licences libres.

Nous espérons que la loi sera recalée au Conseil Constitutionnel, mais quoiqu’il advienne et n’en déplaise à Luc Besson nous continuerons notre action : réunir et défendre les cinéastes qui ont fait le choix de distribuer librement leurs créations.

Bien à vous.

Kassandre.